Les injections de PRP autologues sont de plus en plus utilisées pour traiter les maladies musculo-squelettiques, comme l'arthrose du genou et diverses tendinopathies, en raison de leur efficacité et de leur bon profil de tolérance. Cependant, la composition complexe du PRP, qui inclut plasma, plaquettes et autres cellules sanguines, soulève des questions. Le PRP pourrait servir de vecteur à des agents pathogènes ou à des cellules métastatiques. De plus, certaines comorbidités, notamment infectieuses, oncologiques ou hématologiques, peuvent altérer le métabolisme plaquettaire et son profil sécrétoire, ce qui pourrait influencer la tolérance locale et l'efficacité du traitement. Face au manque de recommandations spécifiques pour guider les cliniciens dans ces situations, le Groupe de Recherche International sur les Injections de Plaquettes (GRIIP) a initié un consensus d'experts pour établir des lignes directrices précises.